Lundi, retour à un certain calme. Il fait beau. Fifille ne semble pas vouloir prolonger son état de crise de la fin de semaine. Optimisme est le mot du jour - un mot qui doit flotter dans la tête avec des papillons, un peu de barbe à papa et beaucoup de miel, là, il fait du sens.
J'ai cru que Fifille avait fait son premier sourire volontaire, ce matin. Il y a eu un petit éclat, dans ses yeux, puis le sourire s'est tout doucement tracé, sur son visage. C'était beau, vraiment. Puis, j'ai constaté qu'elle ne me regardait pas tant, en fait. Son visage est devenu rouge, elle a relevé ses petites jambes, la béatitude toujours présente dans chacun de ses traits.
J'ai confondu son début d'humanité avec un popo. Un gros popo.
Ce n'est qu'une petite déception qui est largement compensée par le bien-être manifeste d'une Fifille délestée d'un kilo de popo. C'est qu'elle est kitsch, ma fille. On sent qu'elle préfèrerait un monde sans merde, elle tente d'en produire le moins possible. Ça l'a rend plutôt irritable.
Retour sur vendredi:
Les livres ont été achetés. Un imagier de l'espace pour le Fils, déjà abondamment feuilleté. Alice au pays des merveilles pour Fifille et moi, version Folio, à lire sur le balcon, à voix haute. Nous l'avons commencé, mais je n'ai pas encore trouvé de citation qui me plaise et à laquelle je pourrais accoler le mot "inspirante"...
Projet du jour:
Les minces acquis ménagers de la semaine dernière n'étant déjà qu'un vague souvenir, tout juste une impression dans l'air, il faudra recommencer. Eurk. Chaque coup de chiffon me renvoie à mon incompétence en la matière, à mon inefficacité. Aucun plaisir. J'ai essayé d'y trouver de la satisfaction ("Super, ça sent le citron" ou bien "Wow, il y a un comptoir là-dessous"), mais une phrase ne cesse de me revenir en tête: "Je pourrais faire autre chose.". Rien à ajouter.
Le projet agréable de la journée: faire une excellente sangria et la boire sur le balcon en regardant les écureuils faire la course sur le fil électrique.
L'éternel retour du même m'effraie. Celui du temps des bébés encore plus. Forte de l'expérience acquise avec le Fils, je ne referai pas - je l'espère - les mêmes erreurs avec Fifille. Routine, rituels, horaire, répétitions, certes. Projets - aussi futiles puissent-ils être - et ne pas se soumettre au temps qui passe, impératifs pour un esprit sain.
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lundi 6 juin 2011
jeudi 2 juin 2011
Neuf semaines et deux jours
Fifille n'a pas dormi de la nuit. Ouais, ouais, ouais. Chaque heure qui passe sans sommeil me rapproche de la débilité légère, mes neurones ne supportent pas. Mais je gagne en humour. Le Fils n'a fait que quatre crises, ce matin. Pour ses deux ans, ce n'est pas trop mal.
Crise 1:
6h30: je veux du lait - maintenant, maintenant, maintenant
6h31: je ne veux pas de lait (lance le gobelet)
6h31: je veux du lait (arrache le gobelet de mes mains)
6h33: je veux du juuuuuuuus...
*
Retour sur hier: le projet a été décevant, finalement. J'ai passé trop de temps à chercher une recette que je n'ai, finalement, pas utilisée parce qu'il était rendu midi. J'ai donc fait une salade et des sandwiches. Ce n'était pas l'expérience culinaire que je recherchais. Et le Mari n'avait pas vraiment faim. Tout l'enthousiasme mis dans la coupe des légumes et l'assemblage du pain, du jambon, de la salade et du fromage, ne s'est pas transmis à nos esprits, suite à l'ingestion. Je l'espérais quand même un peu. Idiotie et pensée magique semblent s'accompagner.
La programmation de MTV était nulle. Je n'ai donc pas avancé plus qu'il ne le faut dans les tâches de la maison. Lave-vaisselle vidé et rempli, une brassée de vêtements de bébé de pliée et une autre oubliée dans la laveuse [elle s'y trouve encore].
Projet du jour: Je pourrais me la jouer facile et dire "dormir", quoique cela dépend de Fifille et cet agent interférant a rarement l'intention de m'aider dans la voie de la facilité. Je lui en suis reconnaissante, les efforts et les épreuves nous rendent plus forts... Aujourd'hui, je vais... lire dix pages, juste dix, d'un livre et trouver une citation inspirante. Voilà. La barre le moins haut possible, je me le permets. Ça fait du bien, parfois, de n'avoir que des attentes très modestes envers soi-même.
Crise 1:
6h30: je veux du lait - maintenant, maintenant, maintenant
6h31: je ne veux pas de lait (lance le gobelet)
6h31: je veux du lait (arrache le gobelet de mes mains)
6h33: je veux du juuuuuuuus...
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Retour sur hier: le projet a été décevant, finalement. J'ai passé trop de temps à chercher une recette que je n'ai, finalement, pas utilisée parce qu'il était rendu midi. J'ai donc fait une salade et des sandwiches. Ce n'était pas l'expérience culinaire que je recherchais. Et le Mari n'avait pas vraiment faim. Tout l'enthousiasme mis dans la coupe des légumes et l'assemblage du pain, du jambon, de la salade et du fromage, ne s'est pas transmis à nos esprits, suite à l'ingestion. Je l'espérais quand même un peu. Idiotie et pensée magique semblent s'accompagner.
La programmation de MTV était nulle. Je n'ai donc pas avancé plus qu'il ne le faut dans les tâches de la maison. Lave-vaisselle vidé et rempli, une brassée de vêtements de bébé de pliée et une autre oubliée dans la laveuse [elle s'y trouve encore].
Projet du jour: Je pourrais me la jouer facile et dire "dormir", quoique cela dépend de Fifille et cet agent interférant a rarement l'intention de m'aider dans la voie de la facilité. Je lui en suis reconnaissante, les efforts et les épreuves nous rendent plus forts... Aujourd'hui, je vais... lire dix pages, juste dix, d'un livre et trouver une citation inspirante. Voilà. La barre le moins haut possible, je me le permets. Ça fait du bien, parfois, de n'avoir que des attentes très modestes envers soi-même.
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